samedi 3 décembre 2011

Premières séances de créativité dansée

C'était la première séance "dansée"..

Pleines de motivations, nous nous sommes lancées sur le concept "crise du pouvoir d'achat". L'idée était de monter quelque chose d'assez "classique" qui intervienne au début de la présentation, pour ne pas dérouter le spectateur et lui faire comprendre en quelques secondes que notre mode d'expression principal était la danse.

Pour nous aider, nous écoutons les paroles qui amènent plus ou moins spontanément à des gestes, des mouvements qu'on lie les uns aux autres. Cette technique permet d'avancer assez vite et, même si au final, le spectateur n'est pas accroché au parole et ne suis pas totalement notre raisonnement, elle va apporter la tonalité.

Nous nous amusons avec des jeux de mots devenant des jeux de mouvements et nous essayons toujours de rendre l'ensemble esthétique.

Deux difficultés doivent être surmontées :

- la technicité : ce qu'on imagine rendre vraiment bien n'est pas forcément (voire même jamais) le plus facile à réaliser! Il faut donc accepter, et ce n'est pas évident, de faire des compromis entre ce qu'on veut et ce qu'on peut. En danse tout particulièrement, c'est compliqué et frustrant de se limiter. On a envie d'y arriver, on se dit que ça passera mais le risque de paraître brouillonne est important. Combien de chorégraphies a-t-on crée avec des passages très sympa dans l'idée mais qu'une fois sur scène rendaient presque rien faute de répétitions? Cela me rappelle l'an passé. Toute l'année, DKdanse (qui se réunissait mensuellement) a travaillé une chorégraphie avec des journaux. Pleins d'idées, pleins de difficultés techniques pour la veille du spectacle se dire stop : on reprend, on travaille et on lie tout ça. Résultat, la choré est devenue beaucoup plus regardable!

- les personnalités : j'ai commencé à aborder ce point précédemment, mais la première séance a clairement confirmer ce point. Bien que nous dansions ensemble depuis une dizaine d'années, les différences de personnalité perdurent. Heureusement pour la créativité, mais parfois malheureusement pour le résultat! Encore une fois le travail permettra de gommer en partie les différences les plus flagrantes (comment on fait la démarche du chat?! On décompose!) et de ne conserver que le plus intéressant, à savoir les subtiles différences d'énergie. Celles-ci ne viennent pas perturber la lisibilité mais amènent un réel plus. Ce n'est bien sûr que mon avis, mais comme RAF (cf. coup de coeur), le fait de conserver son histoire personnelle en interprétant une chorégraphie est l'essence de la danse.

Interpréter, c'est transcender le mouvement.

Vivement la suite, dimanche prochain!

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